crise d’appartenance: famille transphobe. père admirable et épuisé avec sa femme en maladie d’Alzheimer et son refus d’ouvrir sa cellule familiale. une maison remplie de mémoires et de cris. 3ème étage. ça tremble. bruit de construction, bruit dans la tête, bruit dans le coeur, bruit dans les étages inférieurs. suis-je coupable. j’entends un bravo. beauté. mais il y a aussi les non. toujours plus forts. jusqu’où? même chose dehors. transphobie, toutes les haines soudainement plus légitimisées, et tout le reste avec. on ne se comprend plus car on a tous.x.tes peur. on le sait ou on ne le sait pas. pour notre vie, pour nos privilèges, notre silence, notre maison. notre lit. la dignité est grignotée. l’être se casse gentiment, un peu, beaucoup. l’espoir s’amenuise. les priorités sont chahutées. les associations, no essaie. mais le vent continue. la nausée prend. les avis diffèrent. les besoins diffèrent. la solidarité, on en parle mais on ne sait plus la faire. ou alors? va-t-on essayer. s’il-vous-plaît, essayons, même si la fatigue s’installe. même si on réfléchit, on lit, on décide et on ne peut que recommencer car tout va trop vite. même si on court et on n’avance pas car on se sent seul. l’appartenance s’est évaporisée. le rideau de la droite est tombé et il est fièrement inhumain et richement eugéniste et génocidaire. prenons notre solitude. notre souffrance. notre effacement. notre mort dans nos mains et regardons-les. mais, ensemble. comment? je propose que nous appartenions d’abord tout simplement à nos atomes et nos molécules. nous sommes là. oui, je m’excerce et ça ne marche pas très bien encore alors vos conseils seront bienvenus. solidarité.
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